Matériel & fournitures

Qui a pris la perfo, et depuis combien de temps.

Le parc d'un côté — des pièces qui sortent et qui reviennent. Les consommables de l'autre — ce qui part sur un chantier et n'en revient pas.

« Elle est où, la perfo ? »

Personne ne sait. Elle est partie sur un chantier il y a trois semaines, avec une équipe qui n'est plus la même. On appelle deux personnes, on ne trouve pas, on finit par en racheter une. Trois mois plus tard, la première revient dans une camionnette.

Pour le consommable, c'est l'inverse : personne ne remarque rien jusqu'au matin où il n'y a plus de gaine. L'équipe attend, quelqu'un fait un aller-retour au dépôt, et la demi-journée est perdue pour trente euros de matière.

Le parc : ce qui sort et qui revient

Chaque pièce a sa fiche : un nom, une catégorie, une marque, un modèle, un numéro de série, une photo. Et surtout une position — au dépôt, sur tel chantier, en panne, perdue. Cette position n'est jamais saisie à la main : elle découle des gestes qu'on a faits.

Le bureau envoie la pièce avec sa date de retour, le terrain pose ses fournitures et rend la perfo : tout est noté.

Le journal dit toute l'histoire

Chaque sortie, chaque retour, chaque transfert d'un chantier à l'autre laisse une ligne datée, avec qui l'a fait. Quand une pièce revient abîmée, c'est écrit. Quand elle passe en panne puis revient au dépôt réparée, c'est écrit aussi. La question « depuis quand elle est dehors » a une réponse, pas une estimation.

La date de retour, et l'alerte qui va avec

En sortant une pièce, on dit quand elle devrait revenir. Passé ce jour, elle apparaît dans les alertes et y reste tant qu'elle n'est pas rentrée. Une seconde date, celle du prochain contrôle, se lit dans le parc : passé ce jour, la pièce se compte en « Contrôle en retard », et un filtre ne montre que celles-là. C'est ce qui évite qu'une vérification obligatoire passe à l'as pendant deux ans.

La fiche se remplit depuis une photo

Plutôt que de recopier un numéro de série à quinze caractères, photographiez la plaque signalétique : l'IA en tire la catégorie, le nom, la marque, le modèle et le numéro. Ce qu'elle n'arrive pas à lire, elle le laisse vide plutôt que de l'inventer. Vous corrigez, vous enregistrez.

Le stock : ce qui se compte

Une référence, une unité — mètre, kilo, litre, sac, pot, pièce — et un seuil en dessous duquel vous voulez être prévenu. Le bureau rentre les livraisons, constate la casse, et compte les étagères quand il le faut : l'inventaire n'enregistre que l'écart, pas un nouveau chiffre écrasant l'ancien.

Trois gestes sur le chantier

Le technicien emporte du dépôt, pose ce qu'il a installé, et s'il lui en reste, il le rend. Ce qui est posé dans le mur sort définitivement du compte ; ce qui revient est recrédité. Chaque ligne montre le prévu, l'emporté, le posé et le reste — sur place, sans calcul mental.

Le prévisionnel, avant le chantier

On peut dire à l'avance ce qu'un chantier demandera, ou poser un gabarit sur une zone pour que tous ses chantiers en héritent. C'est du prévisionnel, pas une sortie de stock : rien n'est décompté tant que personne n'a rien emporté.

Ce qu'il faut pour démarrer

Rien d'autre que votre matériel. Commencez par les pièces qui coûtent cher ou qui disparaissent : une dizaine suffit pour que la question « elle est où » commence à avoir une réponse. Pour le stock, prenez les cinq références qui vous manquent le plus souvent, et posez-leur un seuil.

Un dernier détail qui compte : ces gestes cochent tout seuls les points de la liste à faire du chantier qui les concernent. Le terrain ne saisit jamais deux fois la même chose.

Questions fréquentes

Quelle différence entre matériel et fournitures ?

Le matériel, ce sont des pièces uniques qui sortent et qui reviennent : une perfo, un laser, un groupe électrogène. Les fournitures se comptent et ne reviennent pas : du câble, de la gaine, des colliers. Deux logiques différentes, donc deux outils.

Le terrain peut-il se servir tout seul ?

Oui, et c'est fait pour. Le technicien prend une pièce au dépôt ou emporte de la gaine depuis son téléphone, sans passer par le bureau. Le stock se met à jour au moment du geste.

Comment savoir ce qui n'est pas rentré ?

À la sortie, on pose une date de retour prévue. Passé cette date, la pièce apparaît dans les alertes tant qu'elle n'est pas revenue. Même principe pour une référence passée sous son seuil de stock.

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